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Channel: Armand Tanoh - LA DIPLOMATIQUE D'ABIDJAN - LA DIPLOMATIQUE D'ABIDJAN
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Côte d’Ivoire: Adoption d'un plan de réhabilitation des ascenseurs de la cité administrative d'Abidjan

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Côte d’Ivoire: Adoption d'un plan de réhabilitation des ascenseurs de la cité administrative d'Abidjan

Plateau est un ensemble de cinq tours abritant un nombre important de bureaux administratifs.

Edifiée dans les années 70 Le gouvernement ivoirien a adopté, jeudi, en Conseil des ministres, un plan de réhabilitation des bâtiments administratifs, qui démarrera avec la réfection des ascenseurs des tours de la cité administrative du Plateau à Abidjan.

Selon son porte-parole, Bruno Nabagné Koné, les usagers des tours de la cité administrative au Plateau seront bientôt soulagés, avec un programme de réhabilitation des ascenseurs qui débutera par le règlement en urgence des arriérés de maintenance des équipements, estimés à près 800 millions de FCFA.

La cité administrative duet 80, cette cité héberge aujourd’hui plus de 10.000 fonctionnaires et agents de l’Etat, signale-t-on.

Les ascenseurs des tours, largement sollicités au quotidien, connaissent, avec l’effet du temps, des pannes fréquentes, évoque-t-on.

AIP


Côte d’Ivoire: La CEDEAO appelle la mise en œuvre des décisions concernant le changement climatique

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Côte d’Ivoire: La CEDEAO appelle la mise en œuvre des décisions concernant le changement climatique

La Commission de la CEDEAO souhaite une forte participation de l’ensemble des acteurs concernés à la mise en œuvre des décisions relatives au changement climatique, notamment l’Accord de Paris, rapporte un communiqué de presse transmis lundi à l’AIP.

A cette fin, elle a organisé, du 13 au 15 juin, par l’entremise de sa direction de l’Environnement, un atelier de renforcement des capacités dans le domaine du changement climatique,  à l’intention de représentants d’organisations de la société civile de l’Afrique de l’Ouest, ainsi que des médias et du secteur privé.

La réunion avait essentiellement porté sur l’analyse et la compréhension des dispositions de l’Accord de Paris sur le changement climatique, adopté lors de la Conférence des Parties (COP 21) à la Convention cadre des Nations Unies sur le changement climatique (CCNUCC) tenue en décembre 2015 à Paris. Auparavant, les participants avaient également identifié les opportunités offertes par l’Accord, ainsi que les rôles à jouer par les parties prenantes, pour sa mise en œuvre.

Les participants se sont penchés sur les problématiques majeures et les grands défis du climat, y compris les relations avec les secteurs du développement économique, les négociations internationales sur le changement climatique, jusqu’à l’Accord de Paris (et les leçons retenues), les aspects juridiques et les implications de l’Accord pour le changement climatique, ainsi que les possibilités de financement à partir du Fonds climatique et du Fonds vert pour le Climat.

L’atelier a enregistré la participation de représentants de la Société civile en Afrique de l’Ouest et des praticiens des médias. De son côté, le secteur privé a également été représenté à un haut niveau, notamment par le Secrétaire exécutif de la Fédération des organisations d’employeurs de l’Afrique de l’Ouest et par le Président de la Fédération des Chambres de Commerce et d’Industrie de l’Afrique de l’Ouest.

AIP

Côte d’Ivoire/ Abidjan et la « traite du bétail électoral » : Quand on compte plus d’électeurs que d’habitants dans des communes

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Des électeurs ivoiriens lors d'une élection (Image d'archives)

Des convois. Encore des convois. Le ballet de va-et-vient de minibus et cars, transportant des citoyens d’une commune vers une autre en vue de s’inscrire sur la liste électorale, est devenu une scène quasi quotidienne depuis l’ouverture de l’opération de révision de la liste électorale.  En prélude aux prochaines élections locales qui débutent avec les législatives en décembre 2016, chaque candidat veut se donner tous les atouts pour l’emporter. Evidemment, l’atout le plus sûr pour la circonstance, ce sont des suffrages. Des voix.

Pour ce faire, des politiciens n’ont trouvé d’autres moyens que de s’acheter des voix. Tel du bétail, des électeurs sont convoyés chaque jour depuis les quartiers pauvres, précaires, populaires et populeux des communautés  comme Yopougon et Abobo, vers des communes résidentielles et administratives pour s’y inscrire sur la liste électorale.  La Diplomatique d’Abidjan qui a constaté ces faits dans au moins deux centres de vote dans les communes de Cocody et du Plateau, est allée plus loin pour comprendre cette nouvelle forme de traite du bétail électoral. Car, s’il est de coutume de voir des électeurs ivoiriens aller s’inscrire sur la liste électorale en province, dans leurs différents lieux d’origine, cette nouvelle formule de « mercenariat électoral » à l’abidjanaise donne des signaux inquiétants pour la démocratie en Côte d’Ivoire. Et le cas anecdotique du Plateau, commune administrative et des affaires d’Abidjan.

La bataille du Plateau

En effet, pour une population de 7488 habitants selon le recensement général de la population de 2014, le Plateau compte désormais plus de 38.000 électeurs. Même si la loi électorale nationale autorise chaque citoyen à s’inscrire dans le lieu de vote de son choix, cette méthode pose toute de même en toile de fond la question de la sincérité des résultats du vote dans cette circonscription, et du contrat social entre l’élu et sa population de sa circonscription.

En effet, peut-on se réclamer élu d’une circonscription dont les habitants en majorité ne vous ont pas accordé leur suffrage ? Ou encore peut-on se réclamer maire d’une commune quand on est soi-même conscient d’avoir été élu par  des mercenaires électoraux venus d’autres communes moyennant des espèces sonnantes et trébuchantes ?  

Las d’assister impuissants à cette saignée des électeurs de leurs cités, des hommes politiques et autorités de Yopougon, Abobo et Adjamé, ont décidé de mettre fin à cette pratique. « Nous sensibilisons nos militants et les populations pour ne pas qu’ils acceptent à jouer à ce jeux malsain », s’insurge un cadre du RDR (parti au pouvoir) de Yopougon qui, toutefois, admet leur impossibilité « aux yeux de la loi d’imposer une fin à cette hémorragie ».

Pain, sardine… et sucrerie

Dans  cette traite, le bétail électoral est tout au frais de son convoyeur. Un morceau de pain, une boite de sardine et une cannette de sucrerie sont offert à chaque électeur du convoi.  Une fois l’inscription finie, ces derniers sont à nouveau transportés, tous frais payés, vers leur commune de résidence où ils regagneront leurs familles avec la somme de 5000 F CFA qui sera remis à la fin du processus.

Ainsi donc, si l’on plaisante communément au bord de la Lagune Ebrié pour dire que la commune commerciale d’Adjamé compte plus d’habitants dans la journée que la nuit, ce ne serait pas une ironie de dire que sa voisine le Plateau compte plus d’électeurs que d’Abidjan.

 

« Rabatteurs d’électeurs »

Ce « business » politique a aussi ses acteurs. Et le pion clé du système reste le « rabatteur d’électeur ». En effet, les rabatteurs d’électeurs sont des jeunes gens qui sillonnent les  quartiers d’Abidjan, les associations de jeunes, de femmes, etc, pour recruter des électeurs mercenaires au profit d’hommes politique.  « Moi je travaille sur la ligne Yopougon-Cocody ; c’est-à-dire que je recrute des électeurs à Yopougon pour aller les faire inscrire à Cocody pour le compte d’une personnalité politique qui veut se présenter là-bas», affirme un jeune homme résident à Yopougon qui a gardé l’anonymat.

Une voix à 5000 francs

Selon ce dernier, pour chaque élection, en plus d’être transporté et nourri, chaque électeur mercenaire touchera la somme de 5000 FCFA. Comme quoi, en politique, tout est possible en terre d’Eburnie.

Armand Tanoh

Côte d'Ivoire : IVOIRIENS ATTENTION , EVITEZ LA VIOLENCE!!! Les locaux de la CIE à Yamoussoukro saccagés

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Des manifestants devant les locaux de la CIE à Yamoussoukro, le 19 juillet 2016

Les locaux de la compagnie ivoirienne d'électricité (CIE) à Yamoussoukro ont été saccagés et incendiés, ce mardi, par des populations qui exigent que la facture d’électricité en cours soit payée sans délai fixé, ni pénalité et selon les possibilités du client pour avoir reçu en un mois deux factures avec des montants élevés.

La police, présente sur les lieux depuis le matin, a cependant réussi à exfiltrer tous les travailleurs avant l'incendie des locaux. Des manifestants ont érigé des barricades sur la nationale A3, obligeant les usagers de la route en provenance d'Abidjan ou de Bouaké à contourner la ville. D'autres ont réussi à emporter du matériel de la CIE, notamment des climatiseurs, des extincteurs (...).

Ils avaient manifesté, lundi, devant les locaux de la CIE pour le même motif. La CIE a émis en juillet, et ce de façon inhabituelle, deux factures. Celle de mars-avril et juin-juillet avec des dates limites de paiement fixées respectivement au 12 juillet et au 11 août.

"En ces moments de vaches maigres, il est difficile pour les débrouillards que nous sommes de payer deux factures à la fois et souhaitons que l’État revoit ses nombreuses taxes pour permettre aux populations de souffler", a fait savoir Ousmane Fofana, un client de la CIE, mécontent. « Nous voulons que l’État revienne à la facturation du mois de mars », a renchéri Hippolyte Lia, un autre manifestant.

"Le processus normal est en train de se mettre en place", a confié le directeur régional de la CIE, Marius Doh. Il a rassuré que les dispositions sont prises à cet effet, notant que la Compagnie reste ouverte à ses clients pour apporter des solutions à leurs préoccupations.

Les nouveaux tarifs de l’électricité, appréciés différemment par les consommateurs- certains les jugeant trop élevés quand d’autres constatent une réduction nette de leurs factures-, ont été fixés par l’arrêté interministériel N°409/MPE/MPMBPE/MPMEF du 20 juin 2016, après un ajustement fait par un comité interministériel et un cabinet international indépendant.

AIP

Tire : LDA

Côte d’Ivoire : Le coût du transport baisse à partir du 1er août

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Côte d’Ivoire : Le coût du transport baisse à partir du 1er août

Le Haut conseil du patronat des entreprises de transports routiers de Côte d’Ivoire a annoncé, mardi à Abidjan, la baisse du coût du transport de 10 à 30% dans le pays à partir du 1er août, annonce une dépêche de l'AIP.

Cette décision fait suite à l’appel du chef de l’Etat, Alassane Ouattara, le 1er mai lors de la célébration la fête du travail, demandant aux transporteurs de réduire le prix des transports en raison des nombreux travaux de construction et de réfection de la voirie, ainsi que la baisse du prix du carburant, expliquent les transporteurs.

 

Selon une déclaration lue par le directeur général du Haut conseil du patronat des entreprises de transports routiers de Côte d’Ivoire, Diaby Ibrahim, au cabinet du ministre des Transports Gaoussou Touré, les tarifs vont baisser de 50 FCFA dans le transport urbain, mais les coûts d’exploitation de ligne, les tarifs de deux trajets resteront inchangés.

 

« Par exemple au niveau du transport urbain, le tarif de transport qui était depuis 2011 à 12000 FCFA pour la ligne Abidjan-Korhogo est passé à 10.000 FCFA pour aujourd’hui se retrouver à 8000 FCFA. Au niveau de Bouaké, le transport qui était à 8000 FCFA et par la suite à 6000 FCFA sera à 5000 FCFA. Nous sommes en moyenne entre 1000, 1500 et 500 FCFA de baisse qui seront constatées sur le transport interurbain», a précisé M. Diaby.

 

Le ministre des Transports, Gaoussou Touré, principal artisan de cet aqcuis, s’est réjoui de cette décision des transporteurs, affirmant que cela constitue « un effort appréciable ».

 

Côte d'Ivoire-"Paradis d'Abidjan": La totalité du financement acquise auprès des bailleurs de fonds arabes, 282 milliards à décaisser

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Côte d'Ivoire-

Le projet projet de valorisation et de développement de la baie de Cocody, que la rédaction de La Diplomatique d'Abidjan (LDA, www.ladiplomatiquedabidjan.com) désigne expressément "Paradis d'Abidjan" vue sa beauté et son caractère très ambitieux, peut désormais être considéré comme un rêve qui sera à coup sûr réalisé. 

En effet, organisé par le ministère auprès du Premier ministre chargé » de l’Economie et des Finances, en collaboration avec le ministère des Infrastructures, la table ronde des bailleurs de fonds arabes en vue du financement de ce dossier, qui s’est tenue ce mardi 19 juillet à Abidjan, hôtel Ivoire, a été couronnée de succès.

 

Selon un communiqué de la Primature, à l’issue des travaux qui ont duré de longues heures, qui ont surtout consisté en la présentation détaillée des différents projets, Ahmed Chouaid, chef de la division coopération et programme de la Banque arabe pour le développement arabe, a indiqué que les membres de la coordination arabe des bailleurs de fonds ont décidé de mobiliser à 100% les besoins de financements exprimés. Des besoins estimés à 282 milliards de Fcfa, selon les chiffres livrés par le Premier ministre Daniel Kablan Duncan à l’entame des travaux, qui seront pris en charge par les bailleurs de fonds arabes ; sous la forme d’un prêt à un taux concessionnel de 1% avec un différé de 10 ans et un délai d’exécution de trois ans. Ahmed Chouaid a annoncé que ce projet qui constitue un modèle de coopération arabo-africaine au plan technique et financier va démarrer par la composante ouverture de l’embouchure de Grand Bassam. D’ailleurs une mission d’évaluation de la BADEA débutera ses travaux dès ce mercredi pour déterminer les possibilités de financement de cet important projet.

Le ministre auprès du Premier ministre chargé de l’Economie et des Finances, Koné Adama, a exprimé la gratitude de l’Etat ivoirien à toutes les institutions financières qui ont bien voulu manifester un intérêt pour ce projet, en annonçant leurs contributions. Je souhaite donc vivement que toutes les intentions de financement se traduisent assez rapidement en mobilisation effectives de ressources, et pourquoi pas au-delà des promesses faites. BADEA, Fonds kowétien, Fonds saoudien, Fonds d’Abu Dhabi, etc. Persuadé que les institutions financières qui ne se sont pas prononcés au cours de la table ronde ne tarderont pas à se rejoindre dans un futur proche. Le ministre des Infrastructures, Patrick Achi, s’est dit heureux de l’engagement des bailleurs de fonds arabes aux cotés de la Côte d’Ivoire pour la réalisation de projets dont l’impact socioéconomique est immense.

Outre le projet de la Baie de Cocody, des baies et berges lagunaires, le Premier ministre Kablan Duncan a souligné que de nombreux projets sont en cours de réalisation à Abidjan, dans le cadre de la facilitation de la circulation des personnes et des biens et pour l’amélioration du cadre de vie des Ivoiriens. Notamment le projet d’élargissement du boulevard lagunaire d’un coût de 8,4 milliards de FCFA ; le prolongement du boulevard de France redressé jusqu’au boulevard Mitterrand pour 18,7 milliards de FCFA ; la réalisation de la liaison boulevard Latrille-Hôpital de Angré - Saint Viateur - Riviera Palmeraie pour 11 milliards de FCFA ; l’aménagement du côté mer de l’autoroute de Bassam, pour 2,2 milliards de FCFA ; l’élargissement du Boulevard de Marseille pour 24 milliards de FCFA, en cours de révision ; l’élargissement de la voie Niangon–Sideci-nouveau quartier à Yopougon pour 4 milliards de FCFA ; la construction du pont Yopougon – Adjamé Sebroko pour 126 milliards de FCFA ; la construction de l’Echangeur de l’Amitié ivoiro-japonaise, au carrefour Solibra, pour un montant de 25 milliards F/CFA, etc. Il a exhorté les porteurs de fonds arabes à s’intéresser à bien d’autres projets – dans les domaines des routes, des ports, des aéroports, du chemin de fer, de l’énergie, de l’eau, des nouvelles technologies de l’information et de la communication - qui n’attendent que des financements pour être matérialisés, afin de contribuer à l’émergence de la Côte d’Ivoire d’ici 2020.

Côte d'Ivoire-Innovation : Un Ivoirien conçoit une prothèse améliorée pour malentendants (Rediffusion)

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’électronicien ivoirien N’Goran Kouakou a mis au point en 2011 la première prothèse auditive ivoirienne, qui permet à ce jour à de nombreux malentendants et sourds d’améliorer leur capacité d’audition.

L’article 4 de la Convention des Nations unies relative aux droits des personnes handicapées et Protocole facultatif invite les Etats parties à « entreprendre ou encourager la recherche et le développement, et encourager l’offre et l’utilisation de nouvelles technologies – y compris les technologies de l’information et de la communication, les aides à la mobilité, les appareils et accessoires, et les technologies d’assistance – qui soient adaptées aux personnes handicapées, en privilégiant les technologies d’un coût abordable ».

L’électronicien ivoirien N’Goran Kouakou a répondu à cette invitation en mettant au point en 2011 la première prothèse auditive ivoirienne, qui permet à ce jour à de nombreux malentendants et sourds d’améliorer leur capacité d’audition.
« L’idée m’est venue un jour quand j’ai été surpris, dans un bar, de voir un sourd en train de danser à la cadence de la musique qui jouait. Cela m’a interpellé et je me suis dit qu’il entendait certainement le son de cette musique. C’est là que j’ai décidé de créer un mini mégaphone que j’ai mis à l’oreille de ce sourd… Et ça a marché. », se souvient l’intéressé.

Aujourd’hui, cet appareil dont les pièces sont fabriquées en Chine puis assemblées en Côte d’Ivoire, est composé d’un amplificateur de son, contenu dans un boîtier électronique ; le tout fonctionnant grâce à deux batteries de 1,5 volt chacune.

Ce boîtier mesure 10 cm de long, 4,5 cm de large et 2 cm d’épaisseur. A cet ensemble sont raccordés deux écouteurs par le biais d’un câble d’environ 60 cm.

« Ce boîtier est assez petit pour tenir dans la main ou pour être empoché discrètement. Il capte le son, l’amplifie et le transmet automatiquement aux écouteurs qui sont fixés aux oreilles de l’utilisateur », explique N’Goran Kouakou ; signalant que la prothèse est capable de capter le son sur un rayon de 20 mètres pour l’amplifier jusqu’à plus de 100 décibels.

Lors d’une séance d’expérimentation de la prothèse sur deux jeunes sourds à Yamoussoukro, l’on a constaté que chacun d’entre eux arrivait à entendre grâce à l’appareil.

Dans un premier temps, les deux sujets sont placés derrière une barrière de sorte qu’ils ne voient pas leur interlocuteur. Celui-ci, positionné quant à lui à une dizaine de mètres, émet des sons. Mais les handicapés ne réagissent pas, preuve qu’ils n’entendent pas.

Ensuite, l’un des deux sourds est équipé de la prothèse et le même exercice reprend. Cette fois-ci, ce dernier réagit aux bruits et tente de les répéter ; tandis que l’autre reste indifférent.

Enfin, le deuxième sourd reçoit lui aussi un appareil et cette fois, tous les deux réagissent au même moment aux sons émis par leur interlocuteur.

Satisfaction

« La particularité de cette prothèse est qu’elle est un tout en un. Car, les autres sont fabriqués par degré de surdité ; si bien qu’il y a des appareils différents pour les sourds légers, pour les sourds moyens et pour les sourds sévères. Or, celui-ci englobe tous ces degrés, parce qu’il est réglable selon le degré de surdité », explique N’Goran Kouakou.

En effet, il est doté d’un potentiomètre, un bouton de réglage qui permet, non seulement de le mettre en marche, mais aussi d’ajuster le son transmis à l’oreille de l’utilisateur.

« Une fois que les sourds arrivent à entendre avec ce dispositif, ils peuvent désormais apprendre à parler grâce à une rééducation », affirme son concepteur.

« Cet appareil, contrairement à beaucoup d’autres, filtre tous les sifflements et bruits nuisibles autour de l’utilisateur, permet de corriger l’audition du patient et lui donne son autonomie », soutient-il.

« Mais, il faut l’admettre, cet outil ne peut rien faire pour les personnes vivant avec une surdité totale ; c’est juste pour les malentendants et les sourds légers et sévères », tient-il à préciser.
Pour l’heure, une vingtaine de personnes, dont des élèves et étudiants, utilisent cette prothèse auditive qui n’a pas encore été baptisée d’un nom de marque par son concepteur.

Carole, 15 ans, malentendante rencontrée au domicile familial à Toumodi, affirme qu’avec cet instrument à l’oreille, elle arrive désormais à entendre et à dialoguer.

« C’est l’appareil qui me permet de communiquer au sein de la famille et de suivre les informations à la télévision », témoigne-t-elle.

Norbert Kouadio, son père, est plutôt soulagé : « ma fille a eu plusieurs rendez-vous dans les hôpitaux, a subi de nombreux soins et porté plusieurs autres prothèses, mais n’a jamais eu autant de satisfaction ».

« Quand j’ai entendu parler de l’existence de cette prothèse, j’ai effectué le déplacement d’Abidjan à Toumodi pour l’acquérir. Après un premier essai sur mon fils de quatre ans qui était jusque-là sourd à tout bruit, il a commencé à entendre et à réagir aux bruits », témoigne pour sa part Nina N’Gossan, une mère de famille dont le fils utilise la prothèse depuis trois mois.

« J’espère que ça va corriger l’audition de mon fils et que ça lui permettra de s’exprimer après une période de rééducation », implore-t-elle.

Quant à Frédérique Kouadio Kouakou, agent de santé communautaire et président de l’ONG Conseil et action communautaire et humanitaire (CACH), spécialisée dans l’assistance médicale aux personnes vulnérables dans le département de Guitry (sud-ouest), il estime que la prothèse de N’Goran Kouakou va « beaucoup aider ».

« Nous l’avons testée sur trois de nos patients et ça a bien marché. C’est très pratique et je crois que ça a apporté un grand soulagement à ces patients. Ces personnes qui étaient retirées ou exclues sont en train d’être progressivement réintégrées dans la société ; avec la rééducation qui leur permet de parler. C’est vraiment ça notre satisfaction », dit-il.

Droits de l’homme

En revanche, Society without barrier (Société sans barrière, NDLR), une ONG internationale consacrée à la défense des droits des sourds, se montre beaucoup plus réservée.

Sanogo Yêdê Adama, directeur de la représentation ivoirienne de cette structure relève que ce qui intéresse les handicapés auditifs aujourd’hui, « ce n’est pas de refaire leurs conditions ; car un sourd est un sourd ».

« Le problème de l’insertion des sourds n’est pas une affaire d’appareillage mais une question de droits de l’homme ; il faut d’abord qu’on puisse leur permettre de jouir de leurs droits à l’insertion, tels qu’ils sont. Et maintenant, s’ils pensent que l’appareil peut les aider à améliorer leur audition, tant mieux. Là, ça devient juste comme une aide et non une condition à leur insertion », renchérit Sanogo Yêdê Adama.

« Sinon, il y a même des sourds, comme moi, déclarés non appareillables par la médecine. Eux, ils font comment si on doit conditionner leur droit à l’éducation et à l’insertion à l’appareillage ? » Interroge-t-il, rappelant qu’il est devenu sourd au CM2 et a poursuivi ses études dans cette condition, sans aucun appareil…

Abondant à peu près dans le même sens, Esther Oba-Konan, médecin radiologue au Centre hospitalier universitaire (CHU) de Cocody (Abidjan) et responsable du département santé de Society without barrier-Côte d’Ivoire, relève que le degré de surdité n’étant pas le même d’un sourd à un autre, « cet appareil ne peut pas s’adapter à toutes les personnes concernées, même s’il est réglable ».
« Je ne pense pas qu’un même appareil soit capable de s’adapter à tous les niveaux de surdité. C’est comme un médicament qui peut aller avec un patient et pas avec un autre », dit-elle. Ajoutant qu’il peut même arriver que les deux oreilles d’une même personne n’aient pas le même degré de surdité.

Et elle conclut : « la surdité, c’est un état. Un sourd, il l’est à vie ; donc quelle que soit la performance de l’appareil, il ne pourra pas lui permettre d’entendre parfaitement comme les autres. C’est impossible ».

Par ailleurs, l’ONG Society without barrier-Côte d’Ivoire, dont aucun membre n’a encore testé la prothèse de N’Goran Kouakou, affirme redouter d’éventuels « effets nocifs » que ce produit pourrait causer aux patients, comme c’est le cas avec d’autres appareils déjà présents sur le marché.

« Le plus souvent, les personnes sourdes se plaignent de ce type d’appareil à cause de ses effets indésirables. Etant donné que c’est un amplificateur de son, ça ramasse tous les bruits qui sont dans votre environnement. Et cela donne des maux de tête très sévères », croit savoir Sanogo Yêdê Adama.

« Le moindre bruit, comme une voiture qui klaxonne, c’est comme si on prenait une pointe pour vous transpercer la tête. Il faut toujours prendre des médicaments pour calmer les maux de tête. Ça a créé beaucoup de problèmes de santé chez les sourds. Ça fait souffrir « , insiste-t-il. Affirmant que « les concepteurs de la nouvelle prothèse doivent tenir compte de tous ces aspects du problème ». « Car il y a souvent plus d’effets secondaires nocifs, que d’avantages », dit-il.

Amélioration du produit

Mais sur cette question Frédérique Kouadio Kouakou de l’ONG CACH se veut optimiste quant au cas spécifique de la prothèse made in Côte d’Ivoire : « jusqu’à présent, aucun de mes patients utilisant cet appareil ne s’est plaint de maux de tête ou d’une douleur quelconque causée par l’appareil », soutient-il.

Même son de cloche de la part de Djibril Dicko dont le frère cadet utilise cette prothèse depuis un an maintenant. « J’avoue que nous avions déjà essayé beaucoup de prothèses, mais elles provoquaient toutes des maux de tête dus aux sifflements. Mais avec celle-ci, ça va mieux jusqu’à présent », dit-il.

Il relève toutefois que son cadet éprouve des difficultés à communiquer au téléphone en gardant sur lui la prothèse. Le rapprochement entre les deux objets occasionnant » des sifflements très agressifs ».

Comme l’on pouvait s’y attendre, ces critiques et observations qui viennent des utilisateurs de la prothèse guident son concepteur qui travaille à l’amélioration du produit.

Par exemple, N’Goran Kouakou dit déjà réfléchir à doter sa machine d’un système Bluetooth afin de supprimer le câble qui relie le boîtier aux écouteurs parce qu’il stigmatise aujourd’hui le malentendant que l’on identifie plus facilement dans la société.

Et pendant que des utilisateurs du produit l’invitent à trouver le moyen d’intégrer un téléphone à l’appareil pour permettre à son utilisateur de téléphoner sans sifflements, il souhaite passer à une phase industrielle de la fabrication de la prothèse.

« Aujourd’hui, j’achète l’habillage et nous fabriquons les prothèses de manière manuelle ; notre objectif, c’est d’avoir notre propre moule pour réduire la forme de notre prothèse, miniaturiser les circuits électroniques et l’installer discrètement dans l’embout auriculaire « , projette le technicien.

« Nous avons juste besoin que nos autorités, nos chercheurs et médecins nous fassent confiance et nous accompagnent matériellement et financièrement pour les uns, et techniquement pour les autres », dit-il.
Pour cela, une homologation est nécessaire. Car, comme l’indique Victorien Koné Krouwéle, le directeur de la Promotion des personnes handicapées au ministère de l’Emploi, des Affaires sociales et de la Formation professionnelle, « sans homologation, ni les médecins, ni l’Etat ne pourront travailler avec l’inventeur ».
« Le processus d’homologation consiste à bien tester le produit sous tous ses aspects, c’est-à-dire sa performance, ses capacités de nuisances, etc. Et si les résultats sont concluants, l’Etat pourra alors contribuer à sa vulgarisation, en fonction de ses moyens », précise-t-il.
Tous les espoirs sont d’ailleurs permis ; car, non seulement N’Goran Kouakou a déjà obtenu un brevet d’invention auprès de l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (OAPI), mais, aussi, il bénéficie d’un capital sympathie auprès du ministère ivoirien de l’Emploi, des Affaires sociales et de la Formation professionnelle qui pense que cette invention est la bienvenue dans la mesure où elle peut aider les sourds du pays à être beaucoup plus autonomes.

En outre, une telle homologation pourrait entraîner une subvention de l’Etat pour faire baisser les prix de cette prothèse qui s’élève actuellement à 150 000 FCFA. Un tarif qui, bien que largement en deçà des prix des prothèses importées, dont le coût moyen de l’unité avoisine 600 000 francs (pour une oreille), semble toujours « trop élevé », pour des handicapés qui font partie des personnes les plus pauvres de la société.

Bien plus, en Côte d’Ivoire où l’école obligatoire pour tous les enfants de 6 à 16 ans a été instaurée depuis l’an dernier, N’Goran Kouakou pense dès lors que son invention constitue « une chance pour aider les enfants malentendants à aller à l’école et à profiter de l’éducation comme tous les autres enfants ».

AIP

Côte d’Ivoire : Le publicitaire Fabrice Sawegnon « déterminé » à conquérir la mairie du Plateau

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Le publicitaire Fabrice Sawegnon, candidat déclaré à la marie du Plateau

Le publicitaire ivoirien, Fabrice Sawegnon, se dit « déterminé» à conquérir la mairie du Plateau aux municipales prochaines, projetées pour 2018, évoquant sa volonté d' »œuvrer au développement de la cité abidjanaise des affaires », dont il se réclame un « fils ».

Lors d’un petit-déjeuner de presse, mardi, voulu  « sans tabou » qu’il a animé dans un hôtel de la commune, le patron de Vodoo Communication a notamment laissé observer que sa candidature ne vise pas à  » défier » d’autres candidats. Il a mis en avant ses « grandes ambitions pour le Plateau » dont il dit vouloir « restaurer l’image aujourd’hui assombrie ».

« Je veux mettre mon énergie, mes idées et mon expérience au service d’une commune qui m’a vu grandir, de mes parents », a-t-il insisté.

Disant miser sur ces atouts pour atteindre ses objectifs, il a affiché son projet d’œuvrer à conférer à la cité abidjanaise des affaires « un label de crédibilité » qui en fera un centre incontournable du « business », tout en étant une commune  « écoresponsable ».

Selon le publicitaire, son projet pour le Plateau repose également et « essentiellement » sur le social, « en termes d’accompagnement scolaire, d’éducation, de formation, d’insertion professionnelle, de financement de projets pour les enfants et les jeunes ». Mais aussi « en termes d’accompagnement d’autonomisation pour les femmes et de Santé pour les personnes du troisième âge ».

« La commune, c’est le développement, le bien-être des populations et non la politique.  L’activité est d’abord une activité de développement, de gestion », a-t-il soutenu, affirmant n’avoir aucun soutien politique.

AIP


Côte d’Ivoire : Des chauves-souris migrantes perturbent la fourniture d’électricité à Ouangolodougou

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Une chauve souris (image d'archive)

Une colonie de chauves-souris ayant récemment migré dans la région de Ouangolodougou est à la base des perturbations constatées ces derniers temps dans la fourniture de l’électricité, ont expliqué mardi la responsables locaux de la société de fourniture.

Selon le chef d’arrondissement de la Compagnie ivoirienne d’électricité (CIE), N’guessan N’dri Olivier,  « Ce sont les chauves-souris qui dans leurs mouvements s’accrochent aux lignes haute tension, interrompant le transport du courant ».

« Il nous faut d’abord les retrouver pour les détacher avant que la fourniture reprenne », a-t-il confié.

AIP

Grogne sociale en Côte d’Ivoire : Tiken Jah dénonce un « Discours utopique » des gouvernants, en chanson... Les premières paroles

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L'artiste Tiken Jah

Le reggaeman ivoirien Tiken Jah Fakoly, dont on ses très engagé dans ses chansons, a décidé de ne pas rester insensible à la grogne sociale qui monte de plus en plus dans son pays. Ce mercredi 20 juillet 2016, il l’a fait savoir en livrant en exclusivité, sur sa page facebook, le premiers vers d’une chanson qu’il sort bientôt pour dénoncer ce qu’il qualifie de « Discours utopique » des gouvernants.

Ci-après ce message de Tiken Jah et les premières paroles de cette chanson qui devrait être intitulée « UTOPIE ».

« Ce matin, j’ai eu l’envie d’écrire une chanson,
les premières idées qui me sont arrivées sont celle-ci :

UTOPIE
Discours utopique
De l’utopie au sommet de nos gouvernements
Il n’y a jamais eu de changement

C’est de l’utopie !

On est fatigué
On en a assez
Ayez pitié !

Plus d’utopie !

Quand on apprend qu’on veut l’émergence
Avec des ministres bons à rien, prêts pour tout
Avec des enfants en conflit avec la loi
Et des jeunes mendiants

C’est de l’utopie, discours utopique

Quand on apprend que l’Afrique va se développer
Malgré les guerres ethniques
Et des pseudo-républiques

C’est de l’utopie, discours utopique

Quand on voit les prémisses d’une guerre de succession au sommet de l’état
Qu’on sait ce qu’on sait, qu’on entend ce qu’on entend
On a des raisons de penser que la leçon n’a pas été comprise

Plus d’utopie ! »

AT

Côte d’Ivoire-"HALTE A LA VIOLENCE" : 13 policiers blessés et 7 véhicules incendiés dans des manifestations contre la CIE à Daloa

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Des policiers de Daloa blessés et des véhicules de la CIE incendiés (Photo AIP)

Les violentes manifestations de populations de Daloa contre la Compagnie ivoirienne d’électricité (CIE), mercredi, pour dénoncer l’émission de deux factures au mois de juillet,  ont fait 13 blessés parmi les policiers dont le chef de la police du district, Guédé Armand Jésus, et 7 véhicules de l’entreprise incendiés, a constaté l’AIP.

En plus des véhicules incendié, cinq autres appartenant à la CIE ont été saccagés. Des des ordinateurs et splits ont emportés après le saccage et le pillage de la direction régionale de cette compagnie à Daloa, dont l’infirmerie et un transformateur ont aussi été incendié.

Selon le chef du district de police, Gbégbé Armand Jésus, c’est en voulant sauver le coffre-fort de la CIE que des manifestants lui ont lancé des pierres. Il a tout de même réussi à sauver le coffre-fort, a-t-il dit.

Très tôt le matin, les manifestants venus des quartiers Dioulabougou et Wolofe étaient descendus dans la rue pour exprimer leur mécontentement. Le calme est revenu dans la ville dans l’après-midi.

AIP

Côte d’Ivoire : Les journalistes et correspondants de l’AIP se dotent d’un code de déontologie

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Côte d’Ivoire : Les journalistes et correspondants de l’AIP se dotent d’un code de déontologie

Les journalistes et correspondants de l’Agence ivoirienne de presse (AIP), se sont dotés, mercredi, d’une charte de déontologie, une sorte de bréviaire pour mieux exercer leur profession.

Ce code, résumé en 10 points, a été présenté officiellement lors d’une cérémonie en présence du ministre de la Communication, Affoussiata Bamba-Lamine, de son collègue de la Culture et de la Francophonie, Maurice Bandama, et de la directrice de l’Agence, Barry-Sana Oumou. Il renferme les principes éthiques et déontologiques que se sont eux-même fixés, librement, ces hommes de médias, qui exercent leur profession dans un quasi anonymat.

Les journalistes de l’agence ou agenciers expriment par cette charte « leur engagement à couvrir l’actualité en toute disponibilité, avec courtoisie, et sang-froid », a déclaré, au nom de ses collègues, la journaliste Kouamé Mireille, lisant les différents points de ce document.

A travers cette charte, les agenciers s’engagent également à faire montre d’une culture personnelle, de rapidité, de donner des informations fiables, crédibles, dans le respect de la vérité et de la vie privée. Ils veulent aussi travailler en protégeant leurs sources, bannissant les stéréotypes qui avilissent l’image de la femme, des mineurs et des victimes. Toutes ces actions menées, seront dépourvues de tout profit personnel.

Cette charte de déontologie est la première du genre adopté par les journalistes de l’AIP, depuis la création de ce média d’Etat en 1961. Elle a été rédigée conformément au décret de janvier 2013 portant organisation et fonctionnement de l’Agence.

 

Ils ont dit....

Raphael Lapké (Président du Conseil national de la presse, CNP) : « Un exemple qui doit faire tâche d’huile » (Pdt CNP)

« En tant que régulateur, nous avons trouvé là un exemple qui doit faire tache d’huile nous souhaitons d’abord que les engagements pris soient respectés, et que les autres rédactions fassent la même chose.».

 

Maurice Bandaman (ministre ivoirien de la Culture et de la Francophonie) : "

« Madame le Ministre, Madame la directrice, je voudrais vous féliciter pour le travail que vous (AIP) faites. Et je peux en témoigner, parce que même souvent dans ma région, votre correspondant m’appelle pour vérifier des informations, et parfois c’est lui qui m’informe sur des faits. (…) Vous méritez l’appui de l’Etat, vous méritez l’appui du gouvernement. Les journalistes de l’AIP sont au quotidien aux côtés des populations, car ceux-là vivent les réalités du terrain. C’est pourquoi, les grands médias se fondent sur les dépêches, car les dépêches sont la vérité du terrain ."

 

 Source: AIP

L’UE se dote d’une « feuille de route » d’accompagnement de la Société civile ivoirienne sur la période 2016-2020

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Les ambassadeurs des pays de l'UE en Côte d'Ivoire

L’Union européenne a élaboré  « une feuille de route » de son accompagnement à la Société civile ivoirienne sur la période 2016-2020 qui définie notamment les domaines prioritaires sur lesquels va porter son action en faveur des organisations agissant sous le titre.

Les ambassadeurs de l’institution et ceux des Etats membres représentés en Côte d’Ivoire à savoir la France, l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne, le Royaume-Uni, la Belgique et les Pays-Bas  ont paraphé le document, lors d’une cérémonie solennel, jeudi, à la délégation de l’UE au plateau, en présence d’officielles ivoiriens et de responsables d’Organisations de la société civile (OSC).

Selon l’ambassadeur de l’UE en Côte d’Ivoire, Jean François Valette, ce guide vise à conférer, à travers une plus grande  synergie  d’action, davantage d’efficacité aux initiatives conduites par l’institution, en vue de parvenir à l’émergence et à l’enracinement en Côte d’Ivoire d’une société civile forte à même de pouvoir jouer son rôle de sentinelle.

L’initiative, a-t-il poursuivi, repose sur la conviction qui fonde  l’intervention de l’UE auprès des organisations regroupés sous ce vocable, tant en Côte d’Ivoire qu’ailleurs, « qu’une société civile forte contribue à l’enracinement de la démocratie et d’un développement durable ».

« La feuille de route de l’UE pour l’engagement envers la société civile » est axée autour de trois priorités.  D’abord l’institution entend promouvoir sur la période visée un environnement propice au développement de la Société civile à travers l’amélioration du cadre juridique et institutionnel relatif à l’existence des organisations.

Ensuite, promouvoir le dialogue entre la Société civile, l’Etat et les institutions de coopération, notamment dans la définition et le suivi des politiques publiques. Enfin, les actions de l’UE et de ses Etats membres à l’égard de la société civile viseront à renforcer les capacités institutionnelles et organisationnelles des OSC comme acteurs de développement et de contrôle citoyen.

Selon l’ambassadeur Jean François Valette, l’Union européenne conduit un programme d’accompagnement des OSC ivoirienne d’un coût global de cinq millions d’Euros (3,275 milliards F CFA). La deuxième phase de ce programme est évaluée à six millions d’Euros (3,930 milliards F CFA).

AIP

Salubrité : 218,67 milliards nécessaires pour assainir la Côte d’Ivoire

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Salubrité : 218,67 milliards nécessaires pour assainir la Côte d’Ivoire

Plus de 218 milliards de francs cfa, dont 56,635 milliards pour des projets structurants, sont nécessaires au gouvernement pour lutter contre l’insalubrité et assainir la Côte d’Ivoire, fait savoir le ministre ivoirien de la Salubrité urbaine et de l’Assainissement, Anne Désirée Ouloto, indiquant que  la grande partie, évaluée à 162,035 milliards, sera affectée à la salubrité.

Invitée, jeudi,  au 26ème « Rendez-vous du Gouvernement », Mme Ouloto a estimé que la transformation de la Côte d’Ivoire dans le cadre de son émergence en 2020, doit s’opérer également au niveau de la salubrité et de l’assainissement, d’où la nécessité d’un « investissement soutenu ». Dans cette perspective, elle a annoncé la valorisation de la baie de Cocody, à travers le projet de gestion intégré du bassin du versant du Gourou, la réhabilitation de la décharge d’Akouédo, la construction de trois centres de groupages, de deux centres de transfert ainsi que trois centres d’enfouissement technique.

Le commissaire du gouvernement ivoirien a en outre souligné que pour la salubrité urbaine, des études et l’acquisition de sites indiqués vont permettre de réaliser la construction de centres d’enfouissement technique dans les 31 chefs-lieux de région, ainsi que la sensibilisation au changement de mentalités et de comportements et la mise en œuvre de la mesure d’interdiction de sachets plastiques, en vigueur depuis bientôt deux ans.

La semaine nationale de la propreté, top départ pour la transformation

Selon Anne Ouloto, la Semaine nationale de la propreté (SNP) va certainement inculquer de bons réflexes et de bonnes habitudes aux populations qu’il conviendrait de garder pour rester dans la dynamique de l’ivoirien nouveau. « Cette SNP sera lancée dans la commune d’Adjamé. Je considère que c’est la commune qui n’a pas fière allure aujourd’hui dans le district d’Abidjan. Adjamé a été retenue pour être interpellé et à travers Adjamé, interpeller toute la Côte d’Ivoire pour dire que la saleté n’est pas une bonne chose », a indiqué Mme Ouloto.

Elle a expliqué que cette opération va démarrer le 1er août pour prendre fin le 6 août. Pour la ministre, les ivoiriens n’ont pas toujours eu, ni de mauvais comportement, ni de mauvaises habitudes. « Les veilles des fêtes d’indépendances étaient des grands moments de convivialité, de grands ménages où on assistait partout jusque dans les villages, à un ménage d’ensemble. Les rues, les quartiers étaient balayés, les populations redoraient un peu l’image des communes », a rappelé Anne Ouloto.

« Tout cela a malheureusement disparu et  nous pensons qu’il est important que cette fête nationale rappelle aux ivoiriens leur responsabilité. Le bon citoyen c’est celui qui pendant la SNP sortira pour la propreté générale à laquelle il sera invité », a conclu le ministre de la Salubrité urbaine et de l’Assainissement, soulignant que l’opération va concerner toutes les catégories socioprofessionnelles.

 

Le gouvernement a institué mercredi en conseil des ministres, une Semaine nationale de la propreté (SNP) dont la première édition est prévue pour se tenir, du 1er au 6 août 2016, dans le district autonome d’Abidjan sur le thème : « Une ville propre et assainie c’est l’affaire de tous ».

Des sanctions à l’encontre des contrevenants

Une phase de répression va intervenir à l’endroit des contrevenants à la dynamique de la salubrité et de l’assainissement orchestrée par le gouvernement, a annoncé également le ministre Anne Ouloto. Elle a mis en relief la volonté de son département de faire de la propreté, une cause nationale. « Nous ferons en sorte que les populations aient l’envie de changer de cadre de vie (…), ceux qui ne suivront pas suivront la rigueur de la répression », a-t-elle prévenu

AIP

Education : En fin de mission en Côte d’Ivoire, le représentant pays du PAM décoré

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Gianluca Ferrera décoré par la ministre Kandia Camara

En fin de mission, après quatre années de service en Côte d’Ivoire, le directeur et représentant pays du programme alimentaire mondial (PAM), Gianluca Ferrera, a été élevé au grade d’officier dans l’Ordre du mérite de l’Education nationale, a appris l’AIP du service de communication du ministère de l’Education nationale.

La ministre de l’Education nationale, Kandia Camara, remettant la médaille au récipiendaire, le 15 juillet, à Abidjan, a souligné la sollicitude de M. Ferrera, relevant que « c’est grâce à la requête que vous avez introduite à Rôme, que la Côte d’Ivoire bénéficie aujourd’hui du programme Mc Govern Dole ».

Et de souhaiter qu’en dépit de son départ pour le siège de l’agence à Rome, Gianluca Ferrera « continuera de nous soutenir », se félicitant en outre de l’immense travail abattu par le représentant onusien pour la réouverture des écoles après la grave crise post-électorale de 2011 qui a affecté le système éducatif ivoirien.

« Je quitte définitivement la Côte d’Ivoire. Ce départ est beaucoup dur » a déclaré M. Ferrera, transi d’émotion. Il a salué « le leadership éclairé » de Kandia Camara et la collaboration avec la direction nationale des cantines scolaires, rassurant de sa volonté de toujours accompagner la politique éducative de la Côte d’Ivoire.

AIP


Côte d’Ivoire : L’Etat sort du capital social de Sucrivoire

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Côte d’Ivoire : L’Etat sort du capital social de Sucrivoire

L’Etat de Côte d’Ivoire a décidé de sortir définitivement du capital de la société sucrière Sucrivoire, en cédant ses parts constituées de 563.500 actions.

Dans le communiqué de sa réunion hebdomadaire du 20 juillet, le Conseil des ministres a adopté un décret autorisant la cession de la participation détenue par l’Etat dans le capital de Sucrivoire, conformément au programme de privatisation et à la politique de promotion de l’actionnariat populaire mise en œuvre par le gouvernement.

Ainsi, la participation détenue par l’Etat représentant 23% dans le capital de la société Sucrivoire, sera cédée à travers la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM), signale-t-on.

Filiale du groupe SIFCA depuis 1997, la société Sucrivoire a un capital social de 14,6 milliards de FCFA, signale-t-on.

AIP

Côte d‘Ivoire : Le crédit-bail, facteur d’amélioration du taux de bancarisation (Expert)

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Côte d‘Ivoire : Le crédit-bail, facteur d’amélioration du taux de bancarisation (Expert)

Le crédit-bail améliorerait le taux de bancarisation, selon un expert international en la matière, Me Nizar Snoussi, relevant que ce taux est de  seulement 15% en Côte d’Ivoire.

Me Snoussi s’exprimait, jeudi, à Abidjan, lors d’une formation  initiée jeudi par le ministère auprès du Premier ministre Chargé de l’Economie et des Finances en collaboration avec la Société financière internationales (SFI). Ce mécanisme constitue une nouvelle alternative pour le financement des entreprises ivoiriennes, et présente d’énormes avantages tant pour l’Etat, les établissements financiers que pour les PME et PMI.

Outre l’amélioration du taux de bancarisation, le crédit-bail, a-t-il expliqué, permet d’améliorer la rentabilité des entreprises, garantir leur stabilité financière à long terme, formaliser l’informel, améliorer les mécanismes de l’agriculture et des autres moyens de production, favoriser le développement du marché de l’assurance et créer des emplois.

Il faut encourager le crédit-bail, a exhorté l’expert, relevant qu’il ne requiert pas de garant, ni d’apport personnel initial pour les PME, et est rapidement octroyé comparativement au crédit bancaire.

« Le leasing ou crédit-bail minimise les risques du financier, car  celui-ci ne donne pas de liquidité à l’entreprise, le crédit octroyé est bien affecté au besoin du demandeur, le bien financé appartient à la structure de crédit jusqu’à l’achat total par le demandeur », a-t-il expliqué, présentant la procédure de montage d’un dossier de crédit-bail

Ce 29ième atelier sur une série de 35 a été organisé en partenariat avec l’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire (UNJCI). Il s’inscrit dans le cadre d’une campagne de sensibilisation et de renforcement des capacités des acteurs clés du crédit-bail du pays, au dire du conseiller technique du ministre Auprès du Premier ministre Chargé de l’Economie et des Finances, Issaka Fadiga.

AIP

Côte d’Ivoire : Un marin ivoirien meurt sur un bateau de pêche dans des circonstances troublantes

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Côte d’Ivoire : Un marin ivoirien meurt sur un bateau de pêche dans des circonstances troublantes

 

 

Un marin, Konan Kouamé Thomas, est mort en mer noyé dans la nuit du 14 au 15 juillet alors qu’il était sur un bateau de pêche, dans la périphérie du canal de Vridi, annonce une dépêche de l’AIP. Alors qu’il venait d’achever son service, le 14 juillet à 23h et devait regagner le sol à 1h du matin ce 15 juillet, M. Konan s’est retrouvé dans l’eau  dans des conditions non encore élucidées. Sa famille a été informée de sa disparition en mer, ce même 15 juillet à 20h, selon une de ses proches.

 

Son corps retrouvé, le 19 juillet, en état de dégradation portait des traces de sang au niveau du nez, selon la même source, soulignant qu’il a été conservé dans une morgue en attendant son inhumation. Aucune autopsie n’a été pratiquée sur son corps, fait-on savoir.

 

Selon des sources proches du dossier approchées par La Diplomatique d’Abidjan (LDA, www.ladiplomatiquedabidjan.com), le bateau en question, baptisé CHE N°52, appartient à l’armateur chinois CHE, et la compagnie Bolloré en est le consignataire.

 

Abdoul Razak Dembélé

 

 

 

 

 

Côte d’Ivoire : Un marin ivoirien meurt sur un bateau de pêche dans des circonstances troubles

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Côte d’Ivoire : Un marin ivoirien meurt sur un bateau de pêche dans des circonstances troubles

 

 

Un marin, Konan Kouamé Thomas, est mort en mer noyé dans la nuit du 14 au 15 juillet alors qu’il était sur un bateau de pêche, dans la périphérie du canal de Vridi, annonce une dépêche de l’AIP. Alors qu’il venait d’achever son service, le 14 juillet à 23h et devait regagner le sol à 1h du matin ce 15 juillet, M. Konan s’est retrouvé dans l’eau  dans des conditions non encore élucidées. Sa famille a été informée de sa disparition en mer, ce même 15 juillet à 20h, selon une de ses proches.

 

Son corps retrouvé, le 19 juillet, en état de dégradation portait des traces de sang au niveau du nez, selon la même source, soulignant qu’il a été conservé dans une morgue en attendant son inhumation. Aucune autopsie n’a été pratiquée sur son corps, fait-on savoir.

 

Selon des sources proches du dossier approchées par La Diplomatique d’Abidjan (LDA, www.ladiplomatiquedabidjan.com), le bateau en question, baptisé CHE N°52, appartient à l’armateur chinois CHE, et la compagnie Bolloré en est le consignataire.

 

Abdoul Razak Dembélé

 

 

 

 

 

Côte d’Ivoire-Grossesses scolaires : 72 cas à Issia dont une écolière de 9 ans en classe de CE1

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uelque soixante douze cas de grosses en milieu scolaire ont été enregistrés à Issia durant l'année scolaire 2015-2016, selon le directeur départementale de l’Education nationale (DDEN), Ehounou Kacou.

M. Kacou a présenté samedi lors d’une cérémonie de récompense des meilleurs élèves du canton Zabouo, le tableau, expliquant qu’il s’agit pour cette année, de 72 cas de grossesses dont trois cas au primaire, la plus jeune fille ayant neuf ans et en classe de CE1.

Pour le chargé d’études de projet, membre du secrétariat permanent du programme de lutte contre les grossesses en milieu scolaire, Zouzoua Kouko Jean, cette situation est imputable aux parents. "Les parents ont jeté l’éponge dans l’encadrement de leur progéniture en  jetant le dévolu sur l’école qui pour eux doit tout faire", a-t-il déclaré, estimant que la plus part des  grossesses sont contractées pendant les vacances.

L’an dernier, 125 jeunes filles ont arrêté les études pour cause de grossesse dans le département, rappelle-t-on.

AIP

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